02.02.2006
Caricatures de Mahomet: le Maroc justifie l'interdiction de "France Soir" mercredi
Le ministère marocain de la Communication a justifié mercredi soir l'absence du quotidien "France Soir" dans les kiosques au maroc en raison de la publication de "caricatures du prophète Sidna Mohammed sous des prétextes fallacieux de défense de la liberté de la presse", indique un communiqué reçu par l'Associated Press. L'édition du mercredi 1er février du journal français a été interdite d'entrée sur le territoire marocain, "sur décision du ministre de la Communication (Nabil Benabdallah), conformément aux dispositions de l'article 29 du Code de la presse et de l'édition, en raison de leur caractère intentionnellement outrageant à la personne du Prophète, et du fait qu'elles représentent une provocation patente et gratuite pour les croyances des musulmans", précise le communiqué.
"France Soir" avait publié dans son édition de mercredi l'ensemble des caricatures parues fin septembre dans le journal conservateur danois "Jyllands-Posten".
La direction du quotidien français a expliqué ce choix "non par goût gratuit de la provocation, mais parce qu'elles constituent l'objet d'une controverse d'ampleur mondiale qui n'a rien de moins pour enjeu que l'équilibre et les limites mutuelles, en démocratie, entre le respect des croyances religieuses et la liberté d'expression".
La publication de ces caricatures dans plusieurs journaux européens a été condamnée au Maroc par le Conseil supérieur des oulémas (leaders religieux), rappelant que "les croyances du Musulman ne sauraient tolérer une quelconque atteinte, si minime soit-elle, à leur endroit".
Plusieurs organisations islamistes marocaines ont appelé à manifester le 3 février prochain devant le Parlement à Rabat, pour protester contre la publication de portraits satiriques du prophète Mahomet.
Parmi les signataires de l'appel à manifester figurent la plus importante organisation islamiste marocaine, Al Adl Wal Ihsane (justice et bienfaisance), le mouvement dirigé par le cheikh Abdessalam Yassine, ainsi que le Mouvement unification et réforme (MUR), proche du Parti de la justice et du développement (42 députés au Parlement). AP
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01.02.2006
Danemark: le groupe musulman dénonçant les caricatures "anti-Islam" du "Jyllands-Posten" accepte les excuses du journal
Le calme après la tempête? La Communauté islamique de la foi, groupe musulman danois qui avait lancé une campagne de protestation après la publication dans les pages du "Jyllands-Posten" de caricatures jugées blasphématoires pour l'Islam, a annoncé mardi qu'il acceptait les excuses du journal.
La veille au soir, le quotidien avait fait amende honorable en s'excusant d'avoir publié, le 30 septembre, des caricatures montrant notamment le prophète Mahomet coiffé d'un turban en forme de bombe dont la mèche est allumée. Sur un autre dessin, il arbore une barbe broussailleuse et grisonnante et brandit une épée tandis que ses yeux sont couverts d'un rectangle noir.
L'Islam interdit toute représentation -même respectueuse- du prophète Mahomet afin de prévenir toute dérive idolâtre.
Avant les regrets du journal, le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen avait expliqué qu'il ne pouvait présenter des excuses au nom d'une publication mais qu'il n'aurait "jamais dépeint Mahomet, Jésus ou toute autre figure religieuse d'une façon susceptible d'offenser d'autres personnes".
Kasem Ahmad, porte-parole de la Communauté islamique de la foi, a déclaré mardi sur les ondes de la radio publique danoise que son organisation tenait à "remercier le Premier ministre et le journal pour ce qu'ils ont fait".
Au cours d'une conférence de presse organisée mardi, M. Fogh Rasmussen s'est dit "satisfait de constater que ces excuses ont été reçues positivement par les communautés musulmanes au Danemark" et a appelé les différentes parties à la retenue pour éviter que n'éclatent de nouvelles tensions.
Si l'heure était à l'apaisement au Danemark, après le lancement d'une campagne de boycott des produits danois dans plusieurs pays du monde arabo-musulman, le royaume restait la cible mardi de manifestations hostiles et de condamnations.
Quelque 5.000 personnes ont ainsi défilé mardi à Gaza à l'appel du Djihad islamique pour réclamer des excuses officielles du gouvernement danois.
A Tunis, le conseil des ministres arabes de l'Intérieur a "vigoureusement dénoncé et condamné" mardi ces caricatures portant atteinte à la religion musulmane et au prophète Mahomet.
Dans le communiqué final sanctionnant les travaux de sa 23e session, le conseil, dont le siège permanent se trouve dans la capitale tunisienne, demande au gouvernement danois de prendre "des mesures fermes" à l'encontre des auteurs de ce que le monde arabo-musulman considère comme des sacrilèges. Il presse les autorités de Copenhague de faire en sorte qu'ils ne soient pas réédités parce que "susceptibles de susciter de nouveaux foyers de tension et d'alimenter les sentiments de rancoeur et de haine".
Par la voix de son ministère des Affaires étrangères, l'Algérie a pour sa part fait valoir que "les égarements inqualifiables d'organes de presse ne sauraient absoudre les gouvernements, autorités judiciaires ou déontologiques des pays concernés d'une obligation de protection du caractère saint et inviolable des symboles des religions monéthéistes révélées".
la source : http://karimislam.blogspirit.com/
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09.01.2006
Le démenti de Bachar Al-Assad
Le président syrien Bachar al-Assad a démenti avoir proféré des menaces à l'encontre de l'ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri, avant son assassinat. Un démenti publié dimanche sur un magazine égyptien.
Dans un entretien publié dimanche par un magazine égyptien, le président syrien a démenti avoir proféré des menaces vis-à-vis de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri. Il vient donc mettre un terme aux accusations de son ex-vice-président Abdel Halim Khaddam, dans un entretien publié dimanche par un magazine égyptien. "Je suis un homme direct et franc et je ne sais pas ce que veulent dire certains en parlant de menaces (contre Hariri). Ceci n'est pas vrai", a affirmé M. Al-Assad à l'hebdomadaire indépendant al-Asbouaa, dont seuls des extraits avaient été distribués à la presse samedi. "Personne n'a assisté à ma dernière rencontre avec Hariri, comment a-t-on pu alors sortir de telles allégations", a ajouté le président syrien. M. Khaddam avait affirmé à la chaîne al-Arabiya le 30 décembre que le président syrien a menacé Hariri, quelques mois avant son assassinat, "d'anéantir" toute personne qui s'opposerait aux décisions de la Syrie. M. Al-Assad a, par ailleurs, implictement rejeté une rencontre avec la Commission d'enquête internationale sur l'assassinat de Hariri."La demande de la Commission d'enquête de l'ONU à me rencontrer n'est pas la première du genre, il y en a eu une précédente à la fin de l'été dernier mais le chef de l'Etat a une immunité internationale", a-t-il dit. Le chef d'Etat syrien a estimé que M. Khaddam "n'est qu'un outil dans un plan (...) visant à (provoquer) la décomposition intérieure de la Syrie". Interrogé sur la mort brutale en octobre de l'ex-chef des services de renseignements syriens au Liban, le général Ghazi Kanaan, et son lien éventuel avec M. Khaddam, le président syrien a répondu: "Nous n'avons pas jusqu'à présent d'informations sur les raisons du suicide de Ghazi Kanaan, mais nous avions des données auparavant sur une relation avec cette tendance (de Khaddam)". Le général Kanaan, qui dirigeait les services syriens de 1982 à 2002, avait été entendu en septembre à Damas comme témoin par la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat, le 14 février, de M. Hariri.
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05.01.2006
Sharon placé dans un coma profond pour au mois 24 heures
Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, hospitalisé à la suite d'une hémorragie cérébrale, a été placé jeudi dans un "coma profond pour au moins 24 heures", a annoncé l'hôpital.
Les neurochirurgiens ont arrêté l'hémorragie cérébrale dont souffrait Sharon à l'issue d'une opération de plus de sept heures pratiquée jeudi. Ses signes vitaux sont stables, mais il reste dans un état critique, a déclaré un porte-parole de l'hôpital. Cependant, selon des informations non confirmées communiquées par la suite par le service d'urgence, l'état de Sharon se détériorerait.
Ariel Sharon, âgé de 77 ans, se trouvait dans sa ferme du Neguev, dans le sud d'Israël, lorsqu'il a été victime de cette hémorragie mercredi. Il a été transféré en urgence à Al Qods.
L'ancien général, dont les Etats-Unis espéraient qu'il ferait progresser le processus de paix au Proche-Orient, n'a jamais désigné de successeur. Ses pouvoirs ont été transférés au vice-Premier ministre Ehud Olmert, qui doit présider jeudi un conseil des ministres extraordinaire.
Cependant, les observateurs estiment qu'en cas de décès ou d'incapacité de Sharon, la victoire annoncée de sa nouvelle formation, Kadima, aux élections législatives du 28 mars deviendrait plus incertaine.
18:49 Publié dans actualité mondial | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.12.2005
Un rapport explosif de l'ESISC sur le Polisario
L’ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center) a publié un rapport très intéréssant où il s'interroge sur le front Polisario en tant qu'organisation qui était née dans un contexte assez particulier avec son attachement à l'Algérie pour des raisons géostratégiques évidentes. Le rapport s'interroge aussi sur la crédibilité de cette organisation considérée comme une des séquelles de la guerre froide et qui pourrait constituer un obstacle à une solution politique négociée. Parmi les recommandations, le rapport stipule que l'Algérie devrait arrêter d'interférer et d'imposer son point de vue dans ce conflit qui ne la regarde pas.
"Dans le courant de l’été 2005, un conflit post-colonial vieux de trente ans s’est brusquement rappelé au souvenir d’un monde qui l’oubliait. Avec la libération de plus de 400 prisonniers de guerre marocains détenus par le Front Polisario et l’implication directe des Etats-Unis dans la région, c’est une nouvelle donne stratégique qui se fait jour pour le Maghreb. Si la perspective d’un référendum semble, de jour en jour, s’éloigner, la possibilité d’une solution politique se fait jour. Le Front Polisario a vocation à être l’une des parties prenantes à ces négociations. Mais le peut-il ? Pourra-t-il se débarrasser de son passé de violence et de son sectarisme ? Ne risque-t-il pas, au contraire, de devenir un facteur de pourrissement et de déstabilisation dans une région déjà « sensible » ? C’est pour répondre à ses questions que les chercheurs de l’ESISC se sont intéressés à cette organisation indépendantiste née durant la dernière phase de la décolonisation du Maghreb et durant la guerre froide – elle est un pur produit de ces deux phénomènes –, qui survit tant bien que mal dans le sud de l’Algérie et reste méconnue du grand public et de bien des décideurs politiques."
Pour lire le rapport :
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03.12.2005
Le prince Albert II sera reçu lundi en audience privée par Benoît XVI
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MONACO (AFP) - Le prince Albert II de Monaco sera reçu lundi en fin de matinée par le pape Benoît XVI en audience privée au Vatican, a annoncé le palais vendredi.
Le souverain de Monaco, principauté où le catholicisme est religion d'Etat, doit s'entretenir également avec le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'Etat du Saint-Siège, précise également le palais princier.Lundi en fin de journée, Albert doit ensuite se rendre à Messine afin d'y recevoir le prix 2005 de la "Fondazione Uberto Bonino e Maria Sofia Pulejo", en récompense de son action à la présidence du Congrès de la Commission Internationale pour l’Exploration Scientifique de la mer Méditerranée (CIESM).
Créée au début du siècle sous l'impulsion du Prince Albert 1er, la CIESM est un organisme intergouvernemental regroupant 23 Etats membres dont 20 pays riverains de la Méditerranée. Elle a pour objectifs de promouvoir la recherche internationale multilatérale et faciliter l'échange des informations, notamment entre les rives Nord et Sud de la mer Méditerranée. La CIESM coopère avec 500 Instituts spécialisés.
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